« Des œufs, des vœux et des droits humains… des nouvelles du Manoir d’Anjou ».

Voici quelques bonnes nouvelles du Manoir D’Anjou que nous partage notre amie et collègue Monique Defoin : 

« Contrairement à certaines écoles, nous sommes restés en présentiel durant quasi toute l’année (2 classes en hybridation pendant un moment).

Á la rentrée de janvier, j’ai proposé aux élèves d’énumérer tous leurs souhaits pour l’année 2021 et les ai rassemblés.

En voici la liste :

Ensuite, durant la période de carême, nous avons proposé aux élèves de noter un souhait (souhait qu’elles puissent essayer de réaliser) sur un œuf qu’elles ont décoré avec la professeure de dessin. L’idée de l’arbre nous venait de leur éducatrice, soucieuse d’animer l’école autour de ce projet…

Pendant la semaine sainte, nous avions prévu de décrocher un souhait par jour et que ce jour-là, nous oeuvrions toutes à le réaliser au sein de l’école.

Comme les cours ont été suspendus, nous l’avons fait à la rentrée. Chaque jour, sous la houlette de l’éducatrice, un souhait était tiré au sort par une élève et inscrit dans un œuf accroché au mur : ce qui a donné ceci :

Quant au cours en 3ème phase, nous avons visionné le film Invictus (avec Nelson Mandela)et de là, nous avons réfléchi sur ce à quoi chacun(e) avait droit pour vivre. Je leur ai présenté les 10 paroles (décalogue) pour montrer à quel point cela concerne l’être humain depuis très longtemps…

Ensuite, nous avons visionné des vidéos sur la Déclaration des Droits Humains (Un jour, une question et Amnesty international) et constaté que les droits fondamentaux déclarés correspondaient bien à ceux que nous avions nommés. Après avoir approfondi la question, nous avons pris conscience que nous pouvions nous mobiliser pour participer à leur réalisation. Chaque élève a relevé un droit auquel elle tenait plus particulièrement et en a fait une petite affiche mise sur un support en classe.

Oui, décidément, cette période de confinement aura fait naître de bien belles choses au cœur de nos élèves !

A suivre, l’an prochain…  

Vidéo méditative sur l’espoir et Pâques

Que l’esprit de l’Espérance puisse être cultivé dans nos familles et nos écoles !

Reprise en français de « Hope is what we crave » de « For King and Country »

Sur un montage existant de la série « Fils de Dieu » (Son of God)

Découvrir l’original: Hope is what we crave

Paroles en français : Adaptation Marie-Béatrice Aubry

Paroles originale

Hope sleeps without me
Her sweet dreams surround me,
But I’m left out
I’ll need a fix now
To believe, to feel

These rooms are dark now
These halls are hollow,
And so am I
She is hard to find now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

I won’t turn to dust now
Let these tears rust now
On my face
Give me the spark now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

[2x]
To live, to die,
To lose, to care,
To rise above
To love again

To love again

A l’école du Christ pédagogue.

Comment enseigner à la suite du Maître ?

de Pierre VIANIN et François-Xavier AMHERDT

(Ed. Saint Augustin, Coll. Perspectives pastorales, Suisse 2011, 264 p.)

A l'école du Christ pédagogue


Ce livre s’adresse aux enseignants de tous niveaux, particulièrement les professeurs de religion, ainsi qu’aux catéchistes. Il nous montre comment Jésus s’y prenait, quelle pédagogie il pratiquait pour faire passer son message.

Le chapitre 1 (p.15 à 66) DEMARCHES ET MODELISATIONS PEDAGOGIQUES

rappelle les théories et les principes de pédagogie générale qui prévalent à notre époque, et dont les grilles d’analyse vont servir à interpréter la « méthode » de Jésus. Les courants constructiviste et humaniste sont privilégiés. Plusieurs schémas illustrent et résument ces théories.

Le chapitre 2 (p. 67 à 166) LA PEDAGOGIE DU CHRIST : aperçu évangélique

m’a paru le plus intéressant. Au plus près du texte, il montre que Jésus s’adresse à plusieurs publics différents (la foule, les disciples, un interlocuteur seul, les pharisiens…) et qu’il adapte sa méthode en conséquence, répondant aux besoins de chacun.

Plusieurs péricopes sont analysées (Les compagnons d’Emmaüs, Zachée, Qui dites-vous que je suis, certains miracles…) Chaque fois les auteurs du livre traduisent en termes pédagogiques les attitudes de Jésus (interrogation/questionnement, apprentissage/enseignement, évaluation formative/ formatrice, bienveillance inconditionnelle, situation-problème, recadrage, etc.) L’éducabilité de tous est soulignée, à condition de s’adresser à chacun à partir de sa situation, de ses représentations.

Le chapitre 3 (p. 167-186) COMMENT LE CHRIST ENSEIGNE : synthèse théologique

est court et constitue un résumé du précédent, en termes plus théoriques. Il présente 8 idées-forces de la pédagogie du Christ :

  1. Il adapte son message au public à qui il s’adresse
  2. Il respecte infiniment ses interlocuteurs
  3. Il croit au principe d’éducabilité
  4. Il part des représentations de chacun (écoute et non-jugement)
  5. Il questionne et sa vie pose question
  6. Il n’hésite pas à se montrer ferme, si nécessaire
  7. Il utilise la médiation (jeu de présence/absence)
  8. Il est parfaitement congruent et cohérent

Le chapitre 4 (p. 189-255) POUR UNE « CATECHESE D’ENGENDREMENT » : pistes et attitudes pédagogiques en enseignement religieux

Avoir comme objectif principal : développer la Vie en abondance. Être au service de l’humanité, en lui ouvrant des horizons nouveaux. Enseigner, éduquer, initier, dans le grand chantier de la diversité. Cultiver la joie de la Bonne Nouvelle. On retrouve ici les propositions d’André Fossion et Philippe Bacq. Ce chapitre intéressera particulièrement les professeurs de religion et les catéchistes, mais peut enrichir la relation pédagogique dans toutes les disciplines.

Une bibliographie abondante (13 pages) clôture l’ouvrage, ouvrant des pistes d’approfondissement.

Critique personnelle

D’un abord facile, parfois humoristique, ce livre rappelle utilement des principes tant évangéliques que pédagogiques, prônés dans toutes nos écoles catholiques, mais pas toujours pratiqués au quotidien…

Quelques réserves cependant :

– Dans un louable souci didactique, il y a beaucoup de répétitions. Mais un lecteur n’est pas un élève à qui il convient de dire les choses deux fois (ou davantage) plutôt qu’une. Du coup l’ouvrage paraît un peu dilué.

– On peut se demander si présenter le Christ comme un « pédagogue » n’est pas quelque peu réducteur. Le message du Christ me semble beaucoup plus qu’un « enseignement » : une révéla-tion, une annonce de salut, une anticipation du Royaume… Ou alors peut-être que nos écoles devraient tendre à être cela aussi ?

– Il y a quelques approximations conceptuelles, par exemple considérer une métaphore comme une comparaison (selon Ricoeur c’est très différent) ou assimiler la kénose à l’Incarnation…

Mais ce sont en somme des détails. Construire sa pratique professionnelle en mettant ses pas dans ceux de Jésus ne peut que faire du bien et rendre joyeux !

                                                                       Présentation réalisée par Marthe Mahieu    mars 2021

Quelques ressources épinglées parmi les ressources « Autour de Pâques »

Pour commencer, une vidéo méditative : un trait de crayon qui retrace tout le cheminement, de la dernière Cène à la Résurrection.

Animation:

En regardant la video, on peut faire un arrêt sur image et demander aux élèves :

  • de dessiner la suite de ce chemin
  • de retracer leur propre chemin de vie jusqu’à aujourd’hui et d’esquisser l’avenir …
  • Résilience : comment représenter le dépassement d’un obstacle ?

Ceci peut être le point de départ d’un partage…

Une version de la vidéo sans le logo sera disponible à la pastorale scolaire du secondaire: pastosecondairebxbw@segec.be

Comment rentrer dans le mystère de Pâques ?

Certaines écoles ont déjà osé actualiser le chemin de croix. Tantôt chemin de croix solidaire tantôt chemin de lumière, chemin de croix selon l’écologie intégrale ou encore chemin de miséricorde…, ce ne sont là que quelques exemples de la manière dont enseignants ou élèves se sont appropriés le coeur de la foi chrétienne.

Même si les conditions ne permettent pas de se déplacer facilement hors de l’école, il est possible d’afficher certaines étapes de ces chemins actualisés dans l’école, d’organiser un moment d’arrêt pendant un cours, de faire rechercher et représenter par les élèves des actualisations liées aux thèmes de l’écologie intégrale, la solidarité ou la miséricorde.

Chemin de miséricorde :

Une belle actualisation qui fait le lien entre le chemin de croix et quelques-unes des 14 oeuvres de miséricorde (corporelle et spirituelle). Il est possible de s’arrêter à chacune de ces 14 stations ou de simplement sur quelques étapes.

Chemin de croix à la lumière de Laudato Si’:

Du Chemin de croix au Chemin de Lumière

Chemin solidaire

Quelques ressources en vrac …

Extrait du padlet

« Récemment lors d’une retraite de classe, une élève évoquait son rêve ultime : celui de devenir riche.
Aux interrogations des autres, elle expliquait qu’elle pourrait ainsi ne manquer de rien, s’acheter ce qu’elle voudrait quand elle le voulait et surtout ne dépendre de personne. Ajoutant le délice suprême d’éviter de connaître l’attente et la frustration du désir jamais assouvi.
Ses propos me sont revenus à l’esprit en entendant à la radio la chanson de Soprano intitulé «Millionnaire». Il veut, lui aussi devenir riche … d’un sourire, d’humanité, de volonté à reconstruire, de pardon, de sagesse,… 
Se remplir les poches d’espoir et être pauvre de larmes, de fanatisme et d’amalgames qui divisent.
De quoi chacun de nous est-il riche, se sent-il riche et que faisons-nous de cette richesse ?
Si la pauvreté était calculée sur la misère matérielle mais aussi la misère morale et spirituelle, pourrions-nous nous considérer comme pauvre ?
Comme le souligne le pape François, la période de Carême est plus que jamais propice pour s’interroger sur ce dont nous pouvons nous priver, afin d’aider et d’enrichir les autres.
Une période pour accueillir la richesse et la pauvreté du Christ lui-même afin de vivre un Carême fécond.
Offrons la chance aux jeunes de chercher et de goûter à la fois à leurs richesses et à leurs pauvretés et d’entrer avec confiance et joie dans la préparation de Pâques.
« 

Oiseaux mythiques et Pâques

Phénix et pélican pour parler de Pâques de manière symbolique

Affiche

Un mouvement plein d’espérance !

Ce 3 février, pas moins d’une cinquantaine de jeunes se rencontraient derrière leurs écrans. Au programme : la présentation et le lancement d’un « mouvement plein d’espérance ». Et en effet, s’il y a une seule chose qui reliait tous ces jeunes de 16 à 30 ans ce soir-là, c’était bien l’espérance !

Cinq ans après la parution de l’encyclique « Laudato Si » du pape François, on peine encore parfois à porter un regard optimiste sur l’avenir de notre maison commune. Aujourd’hui, ce n’est pas toujours évident de garder l’espérance au coeur de nos vies. Pourtant, beaucoup de jeunes témoignent d’un bel enthousiasme et d’une volonté de relever les défis de notre génération.

La transition que nous sommes invités à vivre ne consiste pas uniquement à réduire nos déchets et se déplacer en transports en commun… Les composantes sociales et spirituelles sont essentielles. Et ça, la génération laudato si’ le sait bien ! Malgré cela, foi et écologie ne s’allient pas encore assez souvent. Tous ces jeunes motivés qui sont prêts à agir concrètement peuvent être partagés entre des projets écologiques où la spiritualité est mise de côté et des engagements chrétiens où le respect de l’environnement est relégué au second plan. Il est grand temps que foi et écologie s’embrassent et que de cette rencontre naisse une solide et joyeuse espérance ! C’est là qu’entre en scène le mouvement plein d’espérance proposé par Church4You, la Pastorale scolaire de Bruxelles et du Brabant wallon et la Pastorale Ecologie intégrale du diocèse de Liège. 

Les circonstances actuelles n’ont pas que du négatif. Cette première soirée par Zoom a permis aux jeunes de tous les coins de la Wallonie (et même en dehors !) de faire connaissance. Après un temps de prière tous ensemble, de la réflexion en petits groupes, Joaquim Lesne (25 ans) compulse dans Laudato Si tout ce qui invite à l’action. Ensuite, Anaïs Guerin (25 ans), membre de Church4You, décrit le projet avec un mind-map coloré : les idées sont là, mais tout est encore à définir selon la direction que prendra le mouvement et donc suivant l’élan des participants. Rien n’est imposé ! Ce mouvement invite donc les jeunes à se réunir géographiquement pour créer une multitude de petites cellules en Belgique, dont les activités et les rencontres seront définies par les personnes intéressées. Respecter le rythme et l’engagement de chacun, de façon à ce que cette invitation réponde le plus exactement possible à la demande de cette génération en quête de sens ! 

Ce beau témoignage de fraternité du 3 février est déjà un premier pas dans l’application de Laudato Si. Des idées ont été lancées, d’autres sont en train de germer… Rendez-vous le 24 février pour en admirer les premières pousses !

Garance Blondel, 23 ans.

À la découverte intérieure d’une église

Pendant trois semaines, le temps de travail à distance des élèves de Mme Sobieski a été consacré uniquement à visiter une église près de chez eux et à la découvrir (architecturalement, bibliquement, « sensoriellement »…). Voici ci-dessous quelques témoignages réalisés par des élèves qui donnent un écho de cette démarche vécue par des élèves de 3e secondaire : 

En entrant dans l’église, j’ai tout de suite ressenti une certaine sérénité, du calme. J’ai également été impressionnée par les magnifiques vitraux qui se dressent devant moi au fond de l’église. La grandeur de l’église a aussi fait son effet, la grandeur du bâtiment nous fait se sentir tout petits. Le silence était aussi plutôt dépaysant, étant athée, je n’ai pas l’habitude d’aller dans des églises seule, c’était une expérience bien différente que d’aller à une messe avec plusieurs classes avec des élèves qui parlent tous ensemble. Ça m’a plu, le moment était bien plus personnel et, même si je n’ai pas prié ou ressenti une certaine connexion qu’un chrétien pourrait avoir avec Dieu, cela m’a toujours permis de prendre une «pause» par rapport à ma vie quotidienne. Les œuvres d’art dans l’église m’ont aussi beaucoup plu, je ne m’intéresse normalement pas à ce genre d’œuvre mais cela n’empêche qu’elles étaient très belles et j’ai aimé les admirer. Dans l’ensemble, c’était une expérience plutôt apaisante qui en valait la peine.

Pour moi, chaque endroit a une énergie. Certains en ont de bonnes, d’autres de moins bonnes. Chacun la ressent d’une manière complètement différente. Personnellement, je suis une personne extrêmement sensible aux ondes que peut avoir un endroit. Ça peut être au point qu’il m’est impossible de rentrer dans un lieu tellement que je m’y sens mal. Ici, l’église de Saint-Job est spéciale. Évidemment c’est une église donc elle n’est forcément pas comme un immeuble mais celle-ci est vraiment différente. On pourrait même dire en rentrant dedans qu’elle a une âme. La première chose que je ressens en rentrant dedans est le calme. Bien évidemment, il y a des bruits comme les voitures qui circulent dans la rue, les gens qui parlent, les oiseaux qui chantent,… Mais malgré cela, c’est le calme. Un calme reposant, qui fait du bien au moral et qui éclaircit les pensées. Une des choses qui participe à ce bien-être est l’odeur. Elle est douce et agréable. Elle nous fait sortir de nos habitudes tout en nous faisant sentir vivre. Pour ce qui est du regard que je porte sur cette église, il est indescriptible. Des murs hauts qui me font sentir libre et de grands espaces simplement décorés qui me font oublier la superficialité dans laquelle je vis de temps en temps. En rentrant dans cet endroit, je peux être dans tous les états du monde, j’en ressortirai toujours bien avec moi-même, dans la confiance et la sérénité.

Deux élèves de Mme Sobieski, Institut St-André, Ixelles