Jai Jagat Ecoles : suspendre … pour reprendre de plus belle !

Jai Jagat. Victoire d’un monde pour tous. Nous vous avons déjà longuement parlé de cette caravane indienne en route pour Genève. 50 personnes pour 10 000 kms et un message d’urgence et d’espérance à porter aux Nations.

Le 17 mars, la Marche Jai Jagat a été suspendue temporairement en raison de la pandémie du Coronavirus. Les marcheurs se trouvaient en Arménie quand ils ont du prendre la décision de mettre la marche en pause tout en continuant leur engagement car « il y a encore tant à faire ».

Initialement fixé au 27 mars, le projet Ecoles s’est peut-être arrêté mais le chemin continue et certains chuchotent même qu’il reprendra de plus belle en septembre… 

Voici le message disponible sur .JaiJagat.be

Suite aux évènements liés à la pandémie de Coronavirus et au confinement mis en place dans de plus en plus de pays, la marche Jai Jagat a été obligée d’être suspendue, au moins temporairement. C’est ainsi que vous trouverez ci-dessous le message envoyé il y a quelques heures depuis l’Arménie par Rajagopal et Jill, initiateurs de la campagne, aux principaux acteurs de Jai Jagat à travers le monde.

Nous restons toutes et tous mobilisés, prêts à se remettre en marche dès que cela sera possible, les principaux messages de Gandhi et de la campagne Jai Jagat n’ayant sans doute jamais eu autant d’acuité qu’aujourd’hui : résilience, bienveillance et non-violence.

Jai Jagat !

17 mars 2020,

« Cher.e.s ami.e.s,

C’est avec le cœur lourd que nous annonçons la suspension temporaire de la marche Jai Jagat. Nous espérons que ce report nous donnera la possibilité de nous réunir et de relancer la marche dès que la situation du COVID 19 s’améliorera et sera sous contrôle. Nous encourageons toutes les personnes directement impliquées dans la campagne à poursuivre leur travail et à garder le moral. Il est prévu de poursuivre la marche de façon virtuelle et, si possible, de créer davantage de messages vidéo et de formations sur Gandhi et la non-violence, afin d’inciter les gens à en profiter pour réfléchir à des modes de vie alternatifs lorsqu’ils sont chez eux ou en confinement.

Juste pour vous informer du déroulement des événements, nous sommes arrivés à Erevan il y a moins d’une semaine, après une marche de 400 kilomètres sur un mois. Ce fut une expérience exaltante et nous avons pu entrevoir l’incroyable hospitalité du peuple arménien dans le processus de diffusion du message de paix et de Gandhi. Le peuple arménien a tellement souffert de conflits et de guerres au cours de l’histoire qu’il n’est pas étonnant qu’il ait visiblement répondu à ce message de paix. Cette expérience a eu un écho profond chez les marcheurs indiens et internationaux et leur a donné plus de force pour continuer à construire la paix dans leur vie future, ce alors qu’ils quittent actuellement la marche en Arménie.

La marche arménienne a fait suite à une excellente marche de quatre mois en Inde qui nous a également rapprochés des gens et de leur désir de paix ainsi que de leur engagement envers les valeurs du Mahatma Gandhi et de Kasturbai. Tout le travail d’Ekta Parishad a fait de ce voyage en Inde une expérience extraordinaire et nous devons ainsi nous appuyer sur celle-ci pour nous aider à faire face à la violence dans la société à de nombreux niveaux.

Les autres marches qui se sont déroulées au Népal, au Pakistan, aux Emirats Arabes Unis, dans les Balkans et surtout en Iran, ont permis d’y apporter le puissant message de paix et de non-violence de Gandhi. Nous sommes désormais prêts à entreprendre un travail de suivi considérable avec tous les réseaux qui ont été créés durant cette campagne, y compris à Genève, en Europe et aux États-Unis, travail qui nous a donné une orientation claire pour envisager pour le futur une éducation favorable à la paix, une économie et une gouvernance non violentes. 

Pour en revenir à la question de la suspension de la campagne, il nous a été très difficile d’arrêter cette action après sept ans de planification. Sur les conseils du gouvernement arménien, nous avons renvoyé trente-cinq marcheurs chez eux et nous avons reçu la confirmation des marcheurs indiens qu’ils étaient bien rentrés chez eux. Ceux qui se rendent dans les régions périphériques du Kenya et de l’Australie, du Mexique et de l’Argentine sont actuellement en vol ou sur le point de l’être. Les Européens qui restent rentreront chez eux dans les prochains jours. Un petit groupe de trois personnes attendra en Arménie. Une fois que nous serons assurés que tout le monde est en sécurité et que les formalités administratives sont réglées, nous retournerons également en Inde.

Les marcheurs de Jai Jagat veulent insister sur le fait que, bien que nous soyons confrontés à une pandémie mondiale et que nous devions rester très prudents, il faut se saisir de cette crise pour faire pression en faveur d’un profond changement dans l’approche du développement et de l’économie actuels. Ne nous laissons pas prendre par la panique au point d’obscurcir la vision de Jai Jagat. Il y a encore tant à faire.

Nous sommes impatients de vous entendre toutes et tous.

Avec nos salutations chaleureuses,

Jill et Rajagopal« 

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Marche Jai Jagat 2020 – mars – en images !

https://pastosecondairebxbw.net/2020/03/23/jai-jagat-2020-mars/

Une icône recontextualisée pour aujourd'hui

Source : inconnue

Il semble qu’elle représente un médecin entouré du saint médecin et archevêque de l’église orthodoxe, saint Luc (ou Lukáš) de Simféropol (9 mai 1877-11 juin 1961 (à gauche), la Vierge Marie et le Christ.

A travers ce médecin, on pense à tous les soignants d’aujourd’hui …

La Speranza

Sœur Olivia, de la congrégation des Religieuses de Marie Immaculée, vit à Milan. Elle partage, à travers ce message, une belle réflexion sur le chemin d’espérance qui mène à Pâques.

Elle a publié ce texte sur sa page Facebook, (13 mars 2020)

« La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est un ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rue désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles.

La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andra bene ».

La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.

La Speranza ce sont ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons « online » et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

La Speranza, tous, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie pour des « vacances » inespérées, retrouvent le sens des responsabilités, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour : et voilà que chaque soir à 18h, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier. Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson. Parce que les moments graves unissent.

La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur qui offert.

La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer du doigt pleins de rage ou d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille et qui ont fui.

La Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».

Mais la Speranza c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.

Et voilà la Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé » … les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites …

Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables. 

Tout un pays s’arrête, pour eux …

En ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique. Vivre ce que des milliers de chrétiens de par le monde. Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines …

Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence. Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.

Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.

Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello Coronavirus, qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion ! »

« Courage, n’ayez pas peur : Moi j’ai vaincu le monde ! Jn 16, 33 « 

Une journée au Centre spirituel Notre-Dame de la Justice…

   Le 11 février 2020, j’ai eu la chance de vivre une journée de formation proposée par ma direction. Ma première pensée fut : « encore des heures perdues avec mes élèves, est-ce nécessaire ? » … Je me laisse vite convaincre par l’enthousiasme de mes collègues de branche qui souhaitaient vivre cette journée ensemble afin de renforcer l’équipe. Ni une ni deux, me voilà devant la beauté de l’endroit empreint de sérénité….

Après un déjeuner convivial qui m’a permis de revoir quelques têtes connues et de discuter avec des nouvelles, nous nous dirigeons ensemble dans une salle pour écouter une analyse biblique sur le thème du chemin parcouru par le prophète Elie. Il est parfois agréable d’écouter et ne pas toujours enseigner. Intérieurement, je réalise des liens entre la route semée d’embûches d’Elie et le parcours scolaire de mes élèves. Il n’est pas toujours évident de faire les bons choix et de faire confiance à celui qui les guide au quotidien. Par après, les formateurs nous proposent un moment individuel, pour soi : une balade dans la forêt, un temps dans une des trois chapelles ? J’opte pour le ressourcement dans la forêt. C’est après quelques pas que je me rends compte à quel point, être loin de l’affairement quotidien est très plaisant et nécessaire à mon bien-être. 

   Pour le programme de l’après-midi, nous avons l’occasion de créer ensemble une célébration religieuse grâce aux intelligences multiples. Chaque groupe devait proposer des idées en lien avec une intelligence (visuelle, kinesthésique, …). A la fin, nous nous sommes réunis pour mettre en commun toutes nos idées et ainsi créer la célébration : quel travail d’équipe, une myriade de possibilités ! La célébration s’est déroulée à la chapelle bleue en toute simplicité. Chacun a pu vivre un moment autant intérieur que collégial. Il était frappant de voir que nous étions sur la même longueur d’onde ; nous avons partagé un moment précieux sous la lumière bleue filtrée par les vitraux de la chapelle, un régal pour les yeux ! C’est un lieu où chacun peut se sentir bien.

La journée a filé à toute vitesse, il est maintenant temps de rentrer chez soi ! C’est avec dynamisme, des idées plein la tête que je reprends la route en ayant hâte de retrouver mes élèves le lendemain.

Emilie De Beusscher – professeur au Collège Saint Hubert

Autres photos de la journée: http://journee-de-formation-et-de-ressourcement-"connexions-vivifiantes"

Conférence Jai Jagat écoles

En quoi l’enjeu climatique est une question spirituelle ?

Que peut-on faire pour en relever le défi ?

A ne pas manquer :

dans le cadre de Jai Jagat, Martin Kopp, éco-théologien protestant de Strasbourg, a donné une conférence à l’église St François de LLN. 

La vidéo de la conférence sera bientôt disponible …

Pour tout savoir sur Jai Jagat écoles :

Aussi sur le site de http://www.jaijagat.be/jeunes

‘Tant de visages, tant de rencontres au cœur de Bruxelles’

Ouverture Académique du 4ème degré de l’institut Dominique Pire,

le 4 octobre, à la Salle Lumen :

Une fois par année scolaire, tous les étudiants en soins infirmiers et de l’année préparatoire au Jury Central donnant accès aux études en soins infirmiers, ainsi que les membres de l’équipe administrative et pédagogique, se réunissent afin de fêter le début de l’année académique et développer un thème particulier. Le 4 octobre dernier, l’équipe organisatrice a souhaité mettre en lumière les 9 valeurs du Centre scolaire Dominique Pire (indiquées en gras dans le texte !) et les ‘ visages’ de l’école, soit environ 400 étudiants adultes répartis sur le site de Lenglentier, près de la Gare du Midi (Bruxelles – ville) et le site Val Duchesse (Auderghem). 

L’après – midi a débuté avec un power point des visages des étudiants, professeurs et autres membres du personnel, des selfies pris dans des coins plus ou moins connus de Bruxelles. Etonnant tour de la capitale, agrémenté de chansons (belges), qui a suscité des applaudissements généreux bien mérités vu la qualité de ce travail 

Lors de la Journée de formation et de ressourcement organisée par la Pastorale Scolaire en février 2019, Sébastien de Fooz avait mis en valeur la gratitude et la bienveillance. Son expédition urbaine d’un mois dans Bruxelles sans rentrer chez lui, mais aussi son pèlerinage Gand – Jérusalem, étaient d’excellents motifs pour illustrer la confiance et la curiosité. Après le power point des visages, Sébastien de Fooz est donc venu relater avec honnêteté ses longues marches et ses rencontres et a captivé son public. 

Manza, belgo- marocain, ‘maroxellois’ comme il se décrit lui-même, rappeur – slameur, et aussi éducateur de rue, a également témoigné en musique et en textes rédigés en slam : récit vibrant sur le combat de Lola contre le cancer du sein, sa vision de la ville de Bruxelles et, cerise sur le gâteau, un texte en slam composé sur place en écoutant les différents intervenants et en palpant l’ambiance de notre section. Il a été apprécié par beaucoup pour son engagement auprès des jeunes et des personnes âgées (il anime des ateliers intergénérationnels d’écriture en slam dans des maisons de repos). Le respect de chacun est primordial pour lui, en toutes circonstances : il l’a rappelé avec humour et conviction. 

Sébastien de Fooz et Manza

Petite surprise de taille entre les 2 orateurs : une bibliothécaire est montée sur scène avec son compagnon. Tous deux chanteurs du groupe Atal Sia, ils ont ému la plupart des participants en offrant, en primeur pour la Belgique, une chanson en anglais et en lingala intitulée ‘Mama waits’. Celle-ci relate le drame des étudiantes qui quittent leur pays et laissent leurs enfants ‘au village’ afin de venir étudier en Belgique. Moment intense de communion avec toutes ces ‘ femmes courage’ en recherche d’autonomie.

L’après-midi s’est clôturée avec une allocution de la directrice adjointe, reprenant les valeurs de l’école, déjà mises en lumière de manière poétique par une infirmière – professeur au tout début, la spécificité de l’école dans le paysage scolaire bruxellois, et l’arrivée très prochaine des ‘boites à livres’ sur les 2 sites. 

Par souci de solidarité avec des jeunes adultes déficients mentaux, nous commandons depuis des années des biscuits fabriqués par l’atelier FARILU à Boitsfort : un régal pour tous, un petit coup de pouce et un encouragement pour eux ! 

Cette après-midi, à la fois festive et officielle, a été construite par quelques membres de l’équipe éducative : ils ont apporté leur totale coopération à ce projet important en investissement et riche de sens pour le 4ème degré.  

Myriam Geelhand, infirmière -professeur et Relais Pastorale scolaire