Ressources pour vivre l’Avent et Noël (1)

A vous qui cherchez à entamer ou nourrir un chemin d’Avent dans votre école, nous mettons en avant quelques ressources extraites du padlet : 

Un visuel : peut-être à envoyer comme un petit « clin Dieu » à ceux à qui nous pensons pour le moment ? (collègues ou élèves malades, direction écrasée par le travail, personnel ouvrier débordé, …)

La Pastorale de Jeunes du Brabant wallon a composé un calendrier d’Avent home made ! Il est bien mieux que les calendrier chocolats ceux du commerce, on vous le promet !   

Enfin, le professeur Arnaud Join-Lambert nous fait réfléchir au sens de Noël en cette période de confinement. 

Et pour joindre l’action à la parole et vivre un Noël solidaire, des propositions d’animations clef sur porte (comme celle de Shoe Box)

Nous restons à votre disposition pour vous aider à mettre des animations en place pour faire vivre plus que jamais l’esprit de Noël dans nos écoles. 

L’équipe de pastorale scolaire. 

Auberge des relais : Noël autrement ?

Et si nous partagions nos idées, nos questions, nos intuitions… pour nous encourager mutuellement en osant ensemble de nouvelles approches pastorales ?

Nous vous proposons une première auberge des Relais, un moment de co-working en visio pour imaginer ensemble ces animations de Noël autrement.  

Pour un échange plus efficace, nous vous invitons à parcourir les ressources contenues sur le padlet « Noël ». Si vous avez d’autres ressources à y partager, n’hésitez pas à les envoyer à : pastosecondairebxbw@segec.be

Teach & Go 2020 : un moment d’encouragement et d’espérance !

Un cartable ainsi qu’un ordinateur portable au pied de l’autel… Voilà deux symboles admirablement bien choisis pour permettre à la soixantaine de personnes rassemblées d’entrer dans cette célébration « Teach & Go » 2020. Tous concernés par le monde de l’enseignement, ces professeurs, ces éducateurs, ces directeurs d’école et ces membres des équipes pastorales ont ainsi confié cette année scolaire qui commence au Seigneur. 

Aucun détail n’a été omis par l’équipe organisatrice : animation liturgique chantante, gestes de paix inspirants, écrans et sonorisation, liturgie pour les enfants, prière universelle adressée pour les dirigeants, pour les jeunes, pour les enseignants et pour tous ceux qui doivent travailler en équipe : ces différentes petites attentions réunies ont sublimé le charme de ce moment vécu dans la lumineuse collégiale nivelloise qui nous accueillait. 

Les lectures du jour étaient tout aussi tonifiantes. Elles nous invitaient à nous laisser rejoindre, comme saint Paul, par la force de l’Esprit pour proclamer l’Évangile : « Mon langage, ma proclamation de l’Évangile, n’avaient rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestaient, pour que votre foi repose, non pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » (1 Co 2, 4-5). Dans son homélie, Claude Gillard est également revenu sur l’actualité sanitaire, sur le port du masque et nous a adressé, à tous, son message d’encouragement et d’espérance à la veille de la rentrée. 

D’autres moments forts sont aussi à épingler : notamment la prière à Marie et la bénédiction solennelle prononcée par Mgr Hudsyn, ainsi que la remise d’un flambeau à celui-ci de la part d’un jeune qui avait participé quelques jours plus tôt à la marche Jaï Jagat (mouvement pour la justice et la paix mondiale). Ce symbole de la lumière qui passe de l’un à l’autre se retrouvait aussi dans le souvenir de la célébration, un petit photophore accompagné de la parole « Servir par amour ». 

Ainsi, fortifiés par cette eucharistie et plus attentifs encore à la puissance de l’Esprit, les participants à cette célébration ont pu s’engager pleinement dans cette nouvelle année scolaire qui s’annonce pleine de défis !

Geoffrey Legrand

Quatre fondements pour l’enseignement catholique

Article pour Pastoralia n°5, septembre/octobre 2020, pp.18-19

On ignore parfois quand on entre dans l’enseignement catholique, qu’on pénètre en réalité dans une fondation qui repose sur 4 colonnes. Si l’une manque, c’est qu’on manque aussi d’un quart à sa mission… Or, si les « crises » comme celle que nous venons de traverser sont aussi des moments où l’on cible, on trie et passe au crible du sens ce qu’on faisait avant sans y penser [1] alors, la crise du coronavirus a été véritablement l’occasion de re-prioriser ces 4 fondements. Relecture à l’usage de ceux qui « rentrent ».  

Excellence

La première de ces 4 colonnes, c’est l’excellence. Toute fraîchement sortie de mes études, je n’avais qu’elle en tête quand j’ai commencé à enseigner. Cependant, l’excellence peut être dévastatrice si elle s’apparente à la sélection et à l’élite. Or, il s’agit bien d’excellence mais… au nom de l’Evangile ; d’un enseignement qui, comme le dit souvent Claude Gillard, ne soit pas seulement bon mais excellent ! A l’occasion de la crise, ce premier pilier aura été rudement mis à l’épreuve. Les professeurs ont-ils donné aux jeunes de la matière de qualité ? Ont-ils pu cibler l’essentiel et le meilleur de ce qui était à apprendre ? Certains élèves n’ont rien reçu du tout… D’autres ont eu en revanche, un véritable « enseignement à distance » improvisé mais non moins créatif et d’excellente qualité. Et à présent, alors que tout (ou presque) est à réinventer sur des sols mouvants de la rentrée – car rentrerons-nous normalement ? – les professeurs de l’enseignement catholique auront à garder au cœur cet aiguillon de l’excellence qui reste la raison d’être de l’école.  

Primat de la personne

Second pilier, le primat de la personne. Car nous n’avons pas à enseigner que des cerveaux ! Dans nos salles de classe, assises sur leurs bancs, il y a des personnes, des jeunes venus avec toute la teneur de leurs histoires, de leurs cultures propres. Or, pendant le confinement comme jamais, on a saisi l’importance et la primauté du présentiel, des live plutôt que des mails. Heureux les profs qui ont tenu compte des difficultés des uns, des facilités des autres, des familles de 5 enfants, du milieu social de leurs élèves etc. et qui ont pu avoir une attention pour chacun ! 

Ouverture à la diversité

La troisième colonne qui fonde cet édifice, c’est l’ouverture à la diversité. L’enseignement catholique, s’il veut rester fidèle à lui-même, se doit d’être ouvert à tous. C’est un pari et encore une fois : au nom de l’Evangile ! Or, la tentation, c’est justement l’entre soi. Comme il serait aisé en effet, d’organiser un enseignement catholique pour les seuls catholiques ! D’aucuns accusent souvent ces derniers de perdre leur âme à jouer la carte du pluralisme convictionnel et de la diversité. Mais la ligne de crête géniale à tracer dans ce domaine, c’est de réussir à proposer l’Evangile à tout le monde : au sens de vivre tellement la Bonne Nouvelle qu’il deviendra impossible, à notre seule manière de vivre et d’enseigner, de ne pas se dire que Dieu est bon, pour paraphraser G. Gilbert. 

Priorité au plus pauvre

Enfin, dernière priorité, assez liée à la précédente, c’est celle accordée au plus pauvre, au dernier. « Vous savez, me disait un directeur en m’engageant, donner à manger aux aigles est à la portée de n’importe quel professeur ; dans mon école, j’attends que vous puissiez également nourrir aussi les moineaux » Ce qui demande évidemment des trésors de pédagogie ! Or cette année, comme il y aura peu de places disponibles dans l’enseignement général (vu le petit nombre de redoublements et/ou de réorientations en juin) sur quel critère inscrirons-nous les jeunes qui viendront frapper aux portes des écoles ? Sur base de leurs résultats scolaires ? De leur ancrage socio-culturel ? Là encore, il nous faudra faire bouger les lignes. Prioriser. Faire des choix, privilégier les plus pauvres… toujours au nom de l’Evangile. 

Alors si finalement cette crise que nous avons traversée, ce désert brûlant, nous avait obligés à revoir nos fondamentaux et à repartir, comme Abraham, dérouté mais sûr d’une seule chose : qu’avec la foi comme héritage – même sans savoir où il irait, il ne se tromperait pas de chemin (Heb 11,8). Souhaitons longue vie à un tel enseignement catholique bâti sur le roc de ces 4 colonnes !      

Alexandra Boux


[1] Comme l’a rappelé récemment Myriam Gesché dans sa très belle lettre aux collaborateurs de l’enseignement.  

No exception – le slam d’Amina sur une musique de Lou B.

Voici un partage d’un de nos relais en pastorale scolaire:

Comme certains d’entre vous le savent, l’asbl « Les Passeurs » soutient les personnes porteuses d’un handicap dans la réalisation d’un projet, fruit d’un élan de vie.

C’est dans cet esprit que le clip d’Amina « No exception » a été réalisé.

L’état de crise engendré par la pandémie du coronavirus a notamment révélé la fragilité de notre système de soins de santé. 

L’éventualité de laisser « sur le carreau » certaines catégories de personnes, comme les personnes âgées ou porteuses d’un handicap, a été soulevée.

Amina a d’abord été sidérée et tétanisée par cette éventualité. 

Elle a ensuite choisi de diriger son énergie de colère et d’indignation dans un processus créateur en exprimant son point de vue. 

Lou B a composé une musique originale pour l’occasion. 

Sa réflexion nous concerne tous: Que choisissons-nous, la rentabilité ou la vie ?

Merci de visionner et de partager ce message de résilience avec le plus grand nombre si le coeur vous en dit 😉 https://youtu.be/gic1Vf8_JlI

Pour « Les Passeurs », Christian Brodkom

Opinion : Enseignement 2.0 ou l’école en temps de confinement

30 juin 2020 par Angélique Tasiaux.

Voici un bel article d’Alexandra pour Cathobel.

« Avant l’ère, c’est pas l’heure! Après l’air, c’est plus l’heur… »

Une bien curieuse orthographe pour parler de l’enseignement…  Et pourtant, si l’on en croit ce que l’on vient de vivre avec le confinement, une ère est belle et bien révolue dans cette « galaxie » qu’est l’école. Un air nouveau s’y est engagé – mais que présage-t-il de bon ou de mal-heur? Vous en jugerez vous-mêmes à travers ce qui suit…

Au début du confinement, une école fondamentale s’est organisée pour ouvrir ses locaux à des profs qui emballent – en toute discrétion et distanciation – des colis alimentaires à destination des familles de leurs élèves. Un autre établissement reçoit dix ordinateurs pour les jeunes qui n’en n’ont pas et resteront ainsi en lien numérique avec leurs enseignants. En tout, 160 ordinateurs ont été donnés. Evidemment, pour 165.000 élèves, c’est peu, mais c’est déjà cela. Dans une autre école encore, les profs s’organisent pour porter leurs photocopies aux domiciles mêmes de leurs jeunes… Bref, à situation inédite, mesures créatives. Et généreuses. Ce n’est pas sans rappeler l’ADN d’institutions scolaires qui se sont édifiées sur cette fracture sociale, quand les ordres enseignants fondaient leurs toutes premières écoles dans les granges des villages ou des salles paroissiales.

Au-delà de ces gestes de premiers secours, que s’est-il passé du côté de l’enseignement pendant ces trois mois extra (et paradoxalement intra) muros?

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Ce n’est qu’un au revoir :

Chers collègues et amis,

Le temps de confinement m’a rappelé qu’il est bon de s’arrêter, de se poser de temps à autres.. Après 12 ans de service à la pastorale scolaire, je reprends mon bâton de pèlerine pour un autre chemin.  Ce sera toujours celui de l’école, à 4/5, pour me laisser le temps de mettre mes pas dans ceux des mes frères croyants d’il y a 3000 ans via une formation biblique (Mess’Aje). Petit pincement au cœur de quitter une super équipe et une fonction que j’affectionne particulièrement… Mais je suis heureuse qu’une Marie laisse la place à une autre Marie ! Que demander de mieux? Bienvenue à toi, Marie! Puisses-tu trouver autant de joie que moi et encore plus (mais est-ce possible?) à travailler à cette belle mission de pastorale en écoles!  

Du fond du cœur, un immense MERCI à chacun et chacune pour votre accueil, votre bienveillance, votre enthousiasme, votre confiance, votre foi. Chaque rencontre était cadeau. Merci à l’équipe actuelle, la précédente, les collègues de la maison diocésaine pour le magnifique chemin parcouru ensemble. Et enfin merci aussi à Celui qui est source de Vie et qui marche à nos côtés dans toutes nos péripéties humaines, des plus sages aux plus folles. Gratitude! Ce n’est qu’un au revoir… car mon engagement pastoral au sein de mon école nous permettra probablement, je l’espère, de nous retrouver ! A très bientôt avec joie ! Que son Souffle continue à nous accompagner et à nous inspirer dans le quotidien de nos vies 😉
Marie-Cécile