À la découverte intérieure d’une église

Pendant trois semaines, le temps de travail à distance des élèves de Mme Sobieski a été consacré uniquement à visiter une église près de chez eux et à la découvrir (architecturalement, bibliquement, « sensoriellement »…). Voici ci-dessous quelques témoignages réalisés par des élèves qui donnent un écho de cette démarche vécue par des élèves de 3e secondaire : 

En entrant dans l’église, j’ai tout de suite ressenti une certaine sérénité, du calme. J’ai également été impressionnée par les magnifiques vitraux qui se dressent devant moi au fond de l’église. La grandeur de l’église a aussi fait son effet, la grandeur du bâtiment nous fait se sentir tout petits. Le silence était aussi plutôt dépaysant, étant athée, je n’ai pas l’habitude d’aller dans des églises seule, c’était une expérience bien différente que d’aller à une messe avec plusieurs classes avec des élèves qui parlent tous ensemble. Ça m’a plu, le moment était bien plus personnel et, même si je n’ai pas prié ou ressenti une certaine connexion qu’un chrétien pourrait avoir avec Dieu, cela m’a toujours permis de prendre une «pause» par rapport à ma vie quotidienne. Les œuvres d’art dans l’église m’ont aussi beaucoup plu, je ne m’intéresse normalement pas à ce genre d’œuvre mais cela n’empêche qu’elles étaient très belles et j’ai aimé les admirer. Dans l’ensemble, c’était une expérience plutôt apaisante qui en valait la peine.

Pour moi, chaque endroit a une énergie. Certains en ont de bonnes, d’autres de moins bonnes. Chacun la ressent d’une manière complètement différente. Personnellement, je suis une personne extrêmement sensible aux ondes que peut avoir un endroit. Ça peut être au point qu’il m’est impossible de rentrer dans un lieu tellement que je m’y sens mal. Ici, l’église de Saint-Job est spéciale. Évidemment c’est une église donc elle n’est forcément pas comme un immeuble mais celle-ci est vraiment différente. On pourrait même dire en rentrant dedans qu’elle a une âme. La première chose que je ressens en rentrant dedans est le calme. Bien évidemment, il y a des bruits comme les voitures qui circulent dans la rue, les gens qui parlent, les oiseaux qui chantent,… Mais malgré cela, c’est le calme. Un calme reposant, qui fait du bien au moral et qui éclaircit les pensées. Une des choses qui participe à ce bien-être est l’odeur. Elle est douce et agréable. Elle nous fait sortir de nos habitudes tout en nous faisant sentir vivre. Pour ce qui est du regard que je porte sur cette église, il est indescriptible. Des murs hauts qui me font sentir libre et de grands espaces simplement décorés qui me font oublier la superficialité dans laquelle je vis de temps en temps. En rentrant dans cet endroit, je peux être dans tous les états du monde, j’en ressortirai toujours bien avec moi-même, dans la confiance et la sérénité.

Deux élèves de Mme Sobieski, Institut St-André, Ixelles

Une croisière sur le Earthboat

Bienvenue mesdames et messieurs, pour une croisière à bord du Earth-boat… 

Pendant 2x cinquante minutes, jeunes et professeur embarquent dans une croisière qui leur demandera esprit d’équipe, philosophie et une bonne dose de foi en l’humanité. C’est Odile, l’animatrice Pôle Jeunes d’Entraide et Fraternité qui leur lance le défi.

Car le Earth boot, vous l’aurez compris, c’est notre planète, avec ses cales, sa salle des machines, le poste de commandement, la première classe, la seconde…  

Répartis dans un premier temps en petits groupes, les jeunes analysent la situation actuelle. Où se situent aujourd’hui les multinationales : dans la salle des machines ou au poste de commandement ? Et les élites locales corrompues ? Et les peuples du Sud ? Et nous ? Qui dirige notre bateau commun ?

Alors même que s’engage une tempête inéluctable (alias le réchauffement climatique), les cales se gorgent d’eau. Quelle décision va prendre le Earth-boat ? Que faire devant toutes ces personnes qui remontent vers les cabines ? Comment surtout, voudrions-nous que le bateau se réorganise ? Les jeunes réfléchissent, imaginent. Si certains se demandent s’il est possible de chercher un autre bateau puisque de toutes façons, c’est foutu, d’autres placent l’ONU aux commandes, d’autres encore jettent les multinationales à la mer…  

Avec tact, doigté et surtout une quantité d’informations internationales passionnantes, Odile guide la discussion. Jamais dans la moralisation. « Voilà, dit-elle ce que nous pensons à Entraide et Fraternité… ». Et l’on découvre avec un certain espoir les ressorts de la société civile. Qu’une organisation plus juste est possible. Une place plus adéquate pour les multinationales, des cabines pas forcément de classe différente, …  

En une toute petite après-midi de cours et sans avoir changé de local, c’est tout l’avenir du monde et la responsabilité citoyenne qui se sont invitées dans l’école secondaire. Merci Odile… Nous ferons de notre mieux pour agir et influencer à notre niveau, step by step, la bonne redirection du bateau dans lequel nous sommes tous embarqués, non loin les uns des autres…  

Alexandra Boux

Plus d’infos: https://www.entraide.be/-ecoles-

ou par l’équipe de pastorale scolaire.

Opinion : Enseignement 2.0 ou l’école en temps de confinement

30 juin 2020 par Angélique Tasiaux.

Voici un bel article d’Alexandra pour Cathobel.

« Avant l’ère, c’est pas l’heure! Après l’air, c’est plus l’heur… »

Une bien curieuse orthographe pour parler de l’enseignement…  Et pourtant, si l’on en croit ce que l’on vient de vivre avec le confinement, une ère est belle et bien révolue dans cette « galaxie » qu’est l’école. Un air nouveau s’y est engagé – mais que présage-t-il de bon ou de mal-heur? Vous en jugerez vous-mêmes à travers ce qui suit…

Au début du confinement, une école fondamentale s’est organisée pour ouvrir ses locaux à des profs qui emballent – en toute discrétion et distanciation – des colis alimentaires à destination des familles de leurs élèves. Un autre établissement reçoit dix ordinateurs pour les jeunes qui n’en n’ont pas et resteront ainsi en lien numérique avec leurs enseignants. En tout, 160 ordinateurs ont été donnés. Evidemment, pour 165.000 élèves, c’est peu, mais c’est déjà cela. Dans une autre école encore, les profs s’organisent pour porter leurs photocopies aux domiciles mêmes de leurs jeunes… Bref, à situation inédite, mesures créatives. Et généreuses. Ce n’est pas sans rappeler l’ADN d’institutions scolaires qui se sont édifiées sur cette fracture sociale, quand les ordres enseignants fondaient leurs toutes premières écoles dans les granges des villages ou des salles paroissiales.

Au-delà de ces gestes de premiers secours, que s’est-il passé du côté de l’enseignement pendant ces trois mois extra (et paradoxalement intra) muros?

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