« Des œufs, des vœux et des droits humains… des nouvelles du Manoir d’Anjou ».

Voici quelques bonnes nouvelles du Manoir D’Anjou que nous partage notre amie et collègue Monique Defoin : 

« Contrairement à certaines écoles, nous sommes restés en présentiel durant quasi toute l’année (2 classes en hybridation pendant un moment).

Á la rentrée de janvier, j’ai proposé aux élèves d’énumérer tous leurs souhaits pour l’année 2021 et les ai rassemblés.

En voici la liste :

Ensuite, durant la période de carême, nous avons proposé aux élèves de noter un souhait (souhait qu’elles puissent essayer de réaliser) sur un œuf qu’elles ont décoré avec la professeure de dessin. L’idée de l’arbre nous venait de leur éducatrice, soucieuse d’animer l’école autour de ce projet…

Pendant la semaine sainte, nous avions prévu de décrocher un souhait par jour et que ce jour-là, nous oeuvrions toutes à le réaliser au sein de l’école.

Comme les cours ont été suspendus, nous l’avons fait à la rentrée. Chaque jour, sous la houlette de l’éducatrice, un souhait était tiré au sort par une élève et inscrit dans un œuf accroché au mur : ce qui a donné ceci :

Quant au cours en 3ème phase, nous avons visionné le film Invictus (avec Nelson Mandela)et de là, nous avons réfléchi sur ce à quoi chacun(e) avait droit pour vivre. Je leur ai présenté les 10 paroles (décalogue) pour montrer à quel point cela concerne l’être humain depuis très longtemps…

Ensuite, nous avons visionné des vidéos sur la Déclaration des Droits Humains (Un jour, une question et Amnesty international) et constaté que les droits fondamentaux déclarés correspondaient bien à ceux que nous avions nommés. Après avoir approfondi la question, nous avons pris conscience que nous pouvions nous mobiliser pour participer à leur réalisation. Chaque élève a relevé un droit auquel elle tenait plus particulièrement et en a fait une petite affiche mise sur un support en classe.

Oui, décidément, cette période de confinement aura fait naître de bien belles choses au cœur de nos élèves !

A suivre, l’an prochain…  

Activité pastorale : Syclotto

Cette année, plusieurs élèves des classes de 1e, 2e et 3e année de l’Institut Saint-André d’Ixelles ont découvert le « Syclotto » dans le cadre de leur cours de religion ou durant les « jeux bibliques » ouverts à tous, les vendredis midis. Ce jeu, qui permet de consolider (ou de créer) les bases d’une culture religieuse, est un outil du Sycomore. Les élèves des classes de 1E-1F-2A-2D-2F-2G-2H-3D et de 3G ont proposé une nouvelle version de ce jeu, complémentaire à la première et correspondant davantage à des thèmes d’actualité. 

Ainsi, grâce à l’idée d’un participant aux « jeux bibliques », les élèves des classes indiquées plus haut ont réinventé le « Syclotto » en rédigeant 120 nouvelles questions. Les éditeurs ont été très séduits par cette proposition qui offre une large place à la diversité religieuse (personnalité, histoire, divers), tout en consolidant les bases de la culture chrétienne (ancien testament, nouveau testament et liturgie). Le résultat est directement téléchargeable sur https://www.sycomore.be/Syclotto-p-10. Il ne me reste plus qu’à vous conseiller de découvrir ce jeu en famille, entre amis, en séance de catéchèse ou en activité pastorale pour vous tester face aux connaissances religieuses de nos chers élèves.

Geoffrey Legrand

Beaux échos de cette année particulière…

« Particulière » voilà le mot poli, un peu pudique, que l’on retiendra pour parler de cette année qui a jeté brutalement au tapis une quantité de beaux projets. 

Néanmoins, si l’on en croit l’idée que « le manque creuse le désir », on peut affiner notre regard et voir que le Covid n’aura finalement pas tout emporté sur son passage, que la créativité des profs, des élèves et des directions n’a rien perdu de sa vigueur en cette année « particulièrement inédite » !

Avec l’artiste « Grégoire »

A Habay-la-Neuve d’abord, à l’institut St Benoît, une de nos amies et collègue de religion, Hélène aura emboîté le pas à la créativité de Grégoire artiste « confiné ». Regardez plutôt ce reportage génial qui aura transformé ses élèves de troisième secondaire, en apprentis paroliers du chanteur…

#BridgesNoWalls

Plus près de chez nous, à Uccle, le projet #BridgesNoWalls aura vu une dizaine de témoins visiter 25 classes de l’Institut Notre-Dame des Champs pour leur raconter la joie du Pardon. Le projet était fou car comment parler de la réconciliation dans un monde qui érige plus de murs qu’il ne construit de ponts ?

Et pourtant chaque témoin invité aura été plus que crédible : une infirmière en soins palliatifs, une grand-mère au passé douloureux, une maman qui devait pardonner à « la vie », un prêtre qui reçoit des confessions, un prof veuf à la retraite, une chanteuse africaine pleine de joie malgré l’offense de la prison, et d’autres témoins extra-ordinaires …

La pastorale des jeunes de Bruxelles et la communauté de la Viale Europe nous auront aussi beaucoup aidé à appeler ces témoins à sortir de l’ombre et à permettre aux jeunes de déployer leurs ailes grâce à cette joie de la libération intérieure.

Car c’est bien de cela dont il a été question : pendant le temps de midi, après la rencontre des témoins et/ou d’un prêtre, les jeunes étaient invités à faire leur « origami ». Et ceux-ci, mis bout-à-bout, ont donné à l’école un goût d’envol déjà un peu « post pandémique » si l’on considère que garder en soi une rogne, petite ou grande, est une sorte de virus intérieur plus destructeur parfois que celui qu’on connaît… Bridges ! No Walls…

Pour faire une activité sur ce thème dans votre école :

Alexandra Boux

Et du côté de chez vous, que s’est-il passé de beau en cette année « particulière » ?

Envoyez-nous vos échos, on aura la joie de les offrir en partage !

pastosecondairebxbw@segec.be

Vidéo méditative sur l’espoir et Pâques

Que l’esprit de l’Espérance puisse être cultivé dans nos familles et nos écoles !

Reprise en français de « Hope is what we crave » de « For King and Country »

Sur un montage existant de la série « Fils de Dieu » (Son of God)

Découvrir l’original: Hope is what we crave

Paroles en français : Adaptation Marie-Béatrice Aubry

Paroles originale

Hope sleeps without me
Her sweet dreams surround me,
But I’m left out
I’ll need a fix now
To believe, to feel

These rooms are dark now
These halls are hollow,
And so am I
She is hard to find now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

I won’t turn to dust now
Let these tears rust now
On my face
Give me the spark now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

[2x]
To live, to die,
To lose, to care,
To rise above
To love again

To love again

À la découverte intérieure d’une église

Pendant trois semaines, le temps de travail à distance des élèves de Mme Sobieski a été consacré uniquement à visiter une église près de chez eux et à la découvrir (architecturalement, bibliquement, « sensoriellement »…). Voici ci-dessous quelques témoignages réalisés par des élèves qui donnent un écho de cette démarche vécue par des élèves de 3e secondaire : 

En entrant dans l’église, j’ai tout de suite ressenti une certaine sérénité, du calme. J’ai également été impressionnée par les magnifiques vitraux qui se dressent devant moi au fond de l’église. La grandeur de l’église a aussi fait son effet, la grandeur du bâtiment nous fait se sentir tout petits. Le silence était aussi plutôt dépaysant, étant athée, je n’ai pas l’habitude d’aller dans des églises seule, c’était une expérience bien différente que d’aller à une messe avec plusieurs classes avec des élèves qui parlent tous ensemble. Ça m’a plu, le moment était bien plus personnel et, même si je n’ai pas prié ou ressenti une certaine connexion qu’un chrétien pourrait avoir avec Dieu, cela m’a toujours permis de prendre une «pause» par rapport à ma vie quotidienne. Les œuvres d’art dans l’église m’ont aussi beaucoup plu, je ne m’intéresse normalement pas à ce genre d’œuvre mais cela n’empêche qu’elles étaient très belles et j’ai aimé les admirer. Dans l’ensemble, c’était une expérience plutôt apaisante qui en valait la peine.

Pour moi, chaque endroit a une énergie. Certains en ont de bonnes, d’autres de moins bonnes. Chacun la ressent d’une manière complètement différente. Personnellement, je suis une personne extrêmement sensible aux ondes que peut avoir un endroit. Ça peut être au point qu’il m’est impossible de rentrer dans un lieu tellement que je m’y sens mal. Ici, l’église de Saint-Job est spéciale. Évidemment c’est une église donc elle n’est forcément pas comme un immeuble mais celle-ci est vraiment différente. On pourrait même dire en rentrant dedans qu’elle a une âme. La première chose que je ressens en rentrant dedans est le calme. Bien évidemment, il y a des bruits comme les voitures qui circulent dans la rue, les gens qui parlent, les oiseaux qui chantent,… Mais malgré cela, c’est le calme. Un calme reposant, qui fait du bien au moral et qui éclaircit les pensées. Une des choses qui participe à ce bien-être est l’odeur. Elle est douce et agréable. Elle nous fait sortir de nos habitudes tout en nous faisant sentir vivre. Pour ce qui est du regard que je porte sur cette église, il est indescriptible. Des murs hauts qui me font sentir libre et de grands espaces simplement décorés qui me font oublier la superficialité dans laquelle je vis de temps en temps. En rentrant dans cet endroit, je peux être dans tous les états du monde, j’en ressortirai toujours bien avec moi-même, dans la confiance et la sérénité.

Deux élèves de Mme Sobieski, Institut St-André, Ixelles

Une croisière sur le Earthboat

Bienvenue mesdames et messieurs, pour une croisière à bord du Earth-boat… 

Pendant 2x cinquante minutes, jeunes et professeur embarquent dans une croisière qui leur demandera esprit d’équipe, philosophie et une bonne dose de foi en l’humanité. C’est Odile, l’animatrice Pôle Jeunes d’Entraide et Fraternité qui leur lance le défi.

Car le Earth boot, vous l’aurez compris, c’est notre planète, avec ses cales, sa salle des machines, le poste de commandement, la première classe, la seconde…  

Répartis dans un premier temps en petits groupes, les jeunes analysent la situation actuelle. Où se situent aujourd’hui les multinationales : dans la salle des machines ou au poste de commandement ? Et les élites locales corrompues ? Et les peuples du Sud ? Et nous ? Qui dirige notre bateau commun ?

Alors même que s’engage une tempête inéluctable (alias le réchauffement climatique), les cales se gorgent d’eau. Quelle décision va prendre le Earth-boat ? Que faire devant toutes ces personnes qui remontent vers les cabines ? Comment surtout, voudrions-nous que le bateau se réorganise ? Les jeunes réfléchissent, imaginent. Si certains se demandent s’il est possible de chercher un autre bateau puisque de toutes façons, c’est foutu, d’autres placent l’ONU aux commandes, d’autres encore jettent les multinationales à la mer…  

Avec tact, doigté et surtout une quantité d’informations internationales passionnantes, Odile guide la discussion. Jamais dans la moralisation. « Voilà, dit-elle ce que nous pensons à Entraide et Fraternité… ». Et l’on découvre avec un certain espoir les ressorts de la société civile. Qu’une organisation plus juste est possible. Une place plus adéquate pour les multinationales, des cabines pas forcément de classe différente, …  

En une toute petite après-midi de cours et sans avoir changé de local, c’est tout l’avenir du monde et la responsabilité citoyenne qui se sont invitées dans l’école secondaire. Merci Odile… Nous ferons de notre mieux pour agir et influencer à notre niveau, step by step, la bonne redirection du bateau dans lequel nous sommes tous embarqués, non loin les uns des autres…  

Alexandra Boux

Plus d’infos: https://www.entraide.be/-ecoles-

ou par l’équipe de pastorale scolaire.

Opinion : Enseignement 2.0 ou l’école en temps de confinement

30 juin 2020 par Angélique Tasiaux.

Voici un bel article d’Alexandra pour Cathobel.

« Avant l’ère, c’est pas l’heure! Après l’air, c’est plus l’heur… »

Une bien curieuse orthographe pour parler de l’enseignement…  Et pourtant, si l’on en croit ce que l’on vient de vivre avec le confinement, une ère est belle et bien révolue dans cette « galaxie » qu’est l’école. Un air nouveau s’y est engagé – mais que présage-t-il de bon ou de mal-heur? Vous en jugerez vous-mêmes à travers ce qui suit…

Au début du confinement, une école fondamentale s’est organisée pour ouvrir ses locaux à des profs qui emballent – en toute discrétion et distanciation – des colis alimentaires à destination des familles de leurs élèves. Un autre établissement reçoit dix ordinateurs pour les jeunes qui n’en n’ont pas et resteront ainsi en lien numérique avec leurs enseignants. En tout, 160 ordinateurs ont été donnés. Evidemment, pour 165.000 élèves, c’est peu, mais c’est déjà cela. Dans une autre école encore, les profs s’organisent pour porter leurs photocopies aux domiciles mêmes de leurs jeunes… Bref, à situation inédite, mesures créatives. Et généreuses. Ce n’est pas sans rappeler l’ADN d’institutions scolaires qui se sont édifiées sur cette fracture sociale, quand les ordres enseignants fondaient leurs toutes premières écoles dans les granges des villages ou des salles paroissiales.

Au-delà de ces gestes de premiers secours, que s’est-il passé du côté de l’enseignement pendant ces trois mois extra (et paradoxalement intra) muros?

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