Vidéo méditative sur l’espoir et Pâques

Que l’esprit de l’Espérance puisse être cultivé dans nos familles et nos écoles !

Reprise en français de « Hope is what we crave » de « For King and Country »

Sur un montage existant de la série « Fils de Dieu » (Son of God)

Découvrir l’original: Hope is what we crave

Paroles en français : Adaptation Marie-Béatrice Aubry

Paroles originale

Hope sleeps without me
Her sweet dreams surround me,
But I’m left out
I’ll need a fix now
To believe, to feel

These rooms are dark now
These halls are hollow,
And so am I
She is hard to find now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

I won’t turn to dust now
Let these tears rust now
On my face
Give me the spark now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

[2x]
To live, to die,
To lose, to care,
To rise above
To love again

To love again

À la découverte intérieure d’une église

Pendant trois semaines, le temps de travail à distance des élèves de Mme Sobieski a été consacré uniquement à visiter une église près de chez eux et à la découvrir (architecturalement, bibliquement, « sensoriellement »…). Voici ci-dessous quelques témoignages réalisés par des élèves qui donnent un écho de cette démarche vécue par des élèves de 3e secondaire : 

En entrant dans l’église, j’ai tout de suite ressenti une certaine sérénité, du calme. J’ai également été impressionnée par les magnifiques vitraux qui se dressent devant moi au fond de l’église. La grandeur de l’église a aussi fait son effet, la grandeur du bâtiment nous fait se sentir tout petits. Le silence était aussi plutôt dépaysant, étant athée, je n’ai pas l’habitude d’aller dans des églises seule, c’était une expérience bien différente que d’aller à une messe avec plusieurs classes avec des élèves qui parlent tous ensemble. Ça m’a plu, le moment était bien plus personnel et, même si je n’ai pas prié ou ressenti une certaine connexion qu’un chrétien pourrait avoir avec Dieu, cela m’a toujours permis de prendre une «pause» par rapport à ma vie quotidienne. Les œuvres d’art dans l’église m’ont aussi beaucoup plu, je ne m’intéresse normalement pas à ce genre d’œuvre mais cela n’empêche qu’elles étaient très belles et j’ai aimé les admirer. Dans l’ensemble, c’était une expérience plutôt apaisante qui en valait la peine.

Pour moi, chaque endroit a une énergie. Certains en ont de bonnes, d’autres de moins bonnes. Chacun la ressent d’une manière complètement différente. Personnellement, je suis une personne extrêmement sensible aux ondes que peut avoir un endroit. Ça peut être au point qu’il m’est impossible de rentrer dans un lieu tellement que je m’y sens mal. Ici, l’église de Saint-Job est spéciale. Évidemment c’est une église donc elle n’est forcément pas comme un immeuble mais celle-ci est vraiment différente. On pourrait même dire en rentrant dedans qu’elle a une âme. La première chose que je ressens en rentrant dedans est le calme. Bien évidemment, il y a des bruits comme les voitures qui circulent dans la rue, les gens qui parlent, les oiseaux qui chantent,… Mais malgré cela, c’est le calme. Un calme reposant, qui fait du bien au moral et qui éclaircit les pensées. Une des choses qui participe à ce bien-être est l’odeur. Elle est douce et agréable. Elle nous fait sortir de nos habitudes tout en nous faisant sentir vivre. Pour ce qui est du regard que je porte sur cette église, il est indescriptible. Des murs hauts qui me font sentir libre et de grands espaces simplement décorés qui me font oublier la superficialité dans laquelle je vis de temps en temps. En rentrant dans cet endroit, je peux être dans tous les états du monde, j’en ressortirai toujours bien avec moi-même, dans la confiance et la sérénité.

Deux élèves de Mme Sobieski, Institut St-André, Ixelles

Une croisière sur le Earthboat

Bienvenue mesdames et messieurs, pour une croisière à bord du Earth-boat… 

Pendant 2x cinquante minutes, jeunes et professeur embarquent dans une croisière qui leur demandera esprit d’équipe, philosophie et une bonne dose de foi en l’humanité. C’est Odile, l’animatrice Pôle Jeunes d’Entraide et Fraternité qui leur lance le défi.

Car le Earth boot, vous l’aurez compris, c’est notre planète, avec ses cales, sa salle des machines, le poste de commandement, la première classe, la seconde…  

Répartis dans un premier temps en petits groupes, les jeunes analysent la situation actuelle. Où se situent aujourd’hui les multinationales : dans la salle des machines ou au poste de commandement ? Et les élites locales corrompues ? Et les peuples du Sud ? Et nous ? Qui dirige notre bateau commun ?

Alors même que s’engage une tempête inéluctable (alias le réchauffement climatique), les cales se gorgent d’eau. Quelle décision va prendre le Earth-boat ? Que faire devant toutes ces personnes qui remontent vers les cabines ? Comment surtout, voudrions-nous que le bateau se réorganise ? Les jeunes réfléchissent, imaginent. Si certains se demandent s’il est possible de chercher un autre bateau puisque de toutes façons, c’est foutu, d’autres placent l’ONU aux commandes, d’autres encore jettent les multinationales à la mer…  

Avec tact, doigté et surtout une quantité d’informations internationales passionnantes, Odile guide la discussion. Jamais dans la moralisation. « Voilà, dit-elle ce que nous pensons à Entraide et Fraternité… ». Et l’on découvre avec un certain espoir les ressorts de la société civile. Qu’une organisation plus juste est possible. Une place plus adéquate pour les multinationales, des cabines pas forcément de classe différente, …  

En une toute petite après-midi de cours et sans avoir changé de local, c’est tout l’avenir du monde et la responsabilité citoyenne qui se sont invitées dans l’école secondaire. Merci Odile… Nous ferons de notre mieux pour agir et influencer à notre niveau, step by step, la bonne redirection du bateau dans lequel nous sommes tous embarqués, non loin les uns des autres…  

Alexandra Boux

Plus d’infos: https://www.entraide.be/-ecoles-

ou par l’équipe de pastorale scolaire.

Opinion : Enseignement 2.0 ou l’école en temps de confinement

30 juin 2020 par Angélique Tasiaux.

Voici un bel article d’Alexandra pour Cathobel.

« Avant l’ère, c’est pas l’heure! Après l’air, c’est plus l’heur… »

Une bien curieuse orthographe pour parler de l’enseignement…  Et pourtant, si l’on en croit ce que l’on vient de vivre avec le confinement, une ère est belle et bien révolue dans cette « galaxie » qu’est l’école. Un air nouveau s’y est engagé – mais que présage-t-il de bon ou de mal-heur? Vous en jugerez vous-mêmes à travers ce qui suit…

Au début du confinement, une école fondamentale s’est organisée pour ouvrir ses locaux à des profs qui emballent – en toute discrétion et distanciation – des colis alimentaires à destination des familles de leurs élèves. Un autre établissement reçoit dix ordinateurs pour les jeunes qui n’en n’ont pas et resteront ainsi en lien numérique avec leurs enseignants. En tout, 160 ordinateurs ont été donnés. Evidemment, pour 165.000 élèves, c’est peu, mais c’est déjà cela. Dans une autre école encore, les profs s’organisent pour porter leurs photocopies aux domiciles mêmes de leurs jeunes… Bref, à situation inédite, mesures créatives. Et généreuses. Ce n’est pas sans rappeler l’ADN d’institutions scolaires qui se sont édifiées sur cette fracture sociale, quand les ordres enseignants fondaient leurs toutes premières écoles dans les granges des villages ou des salles paroissiales.

Au-delà de ces gestes de premiers secours, que s’est-il passé du côté de l’enseignement pendant ces trois mois extra (et paradoxalement intra) muros?

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Une journée au Centre spirituel Notre-Dame de la Justice…

   Le 11 février 2020, j’ai eu la chance de vivre une journée de formation proposée par ma direction. Ma première pensée fut : « encore des heures perdues avec mes élèves, est-ce nécessaire ? » … Je me laisse vite convaincre par l’enthousiasme de mes collègues de branche qui souhaitaient vivre cette journée ensemble afin de renforcer l’équipe. Ni une ni deux, me voilà devant la beauté de l’endroit empreint de sérénité….

Après un déjeuner convivial qui m’a permis de revoir quelques têtes connues et de discuter avec des nouvelles, nous nous dirigeons ensemble dans une salle pour écouter une analyse biblique sur le thème du chemin parcouru par le prophète Elie. Il est parfois agréable d’écouter et ne pas toujours enseigner. Intérieurement, je réalise des liens entre la route semée d’embûches d’Elie et le parcours scolaire de mes élèves. Il n’est pas toujours évident de faire les bons choix et de faire confiance à celui qui les guide au quotidien. Par après, les formateurs nous proposent un moment individuel, pour soi : une balade dans la forêt, un temps dans une des trois chapelles ? J’opte pour le ressourcement dans la forêt. C’est après quelques pas que je me rends compte à quel point, être loin de l’affairement quotidien est très plaisant et nécessaire à mon bien-être. 

   Pour le programme de l’après-midi, nous avons l’occasion de créer ensemble une célébration religieuse grâce aux intelligences multiples. Chaque groupe devait proposer des idées en lien avec une intelligence (visuelle, kinesthésique, …). A la fin, nous nous sommes réunis pour mettre en commun toutes nos idées et ainsi créer la célébration : quel travail d’équipe, une myriade de possibilités ! La célébration s’est déroulée à la chapelle bleue en toute simplicité. Chacun a pu vivre un moment autant intérieur que collégial. Il était frappant de voir que nous étions sur la même longueur d’onde ; nous avons partagé un moment précieux sous la lumière bleue filtrée par les vitraux de la chapelle, un régal pour les yeux ! C’est un lieu où chacun peut se sentir bien.

La journée a filé à toute vitesse, il est maintenant temps de rentrer chez soi ! C’est avec dynamisme, des idées plein la tête que je reprends la route en ayant hâte de retrouver mes élèves le lendemain.

Emilie De Beusscher – professeur au Collège Saint Hubert

Autres photos de la journée: http://journee-de-formation-et-de-ressourcement-"connexions-vivifiantes"

‘Tant de visages, tant de rencontres au cœur de Bruxelles’

Ouverture Académique du 4ème degré de l’institut Dominique Pire,

le 4 octobre, à la Salle Lumen :

Une fois par année scolaire, tous les étudiants en soins infirmiers et de l’année préparatoire au Jury Central donnant accès aux études en soins infirmiers, ainsi que les membres de l’équipe administrative et pédagogique, se réunissent afin de fêter le début de l’année académique et développer un thème particulier. Le 4 octobre dernier, l’équipe organisatrice a souhaité mettre en lumière les 9 valeurs du Centre scolaire Dominique Pire (indiquées en gras dans le texte !) et les ‘ visages’ de l’école, soit environ 400 étudiants adultes répartis sur le site de Lenglentier, près de la Gare du Midi (Bruxelles – ville) et le site Val Duchesse (Auderghem). 

L’après – midi a débuté avec un power point des visages des étudiants, professeurs et autres membres du personnel, des selfies pris dans des coins plus ou moins connus de Bruxelles. Etonnant tour de la capitale, agrémenté de chansons (belges), qui a suscité des applaudissements généreux bien mérités vu la qualité de ce travail 

Lors de la Journée de formation et de ressourcement organisée par la Pastorale Scolaire en février 2019, Sébastien de Fooz avait mis en valeur la gratitude et la bienveillance. Son expédition urbaine d’un mois dans Bruxelles sans rentrer chez lui, mais aussi son pèlerinage Gand – Jérusalem, étaient d’excellents motifs pour illustrer la confiance et la curiosité. Après le power point des visages, Sébastien de Fooz est donc venu relater avec honnêteté ses longues marches et ses rencontres et a captivé son public. 

Manza, belgo- marocain, ‘maroxellois’ comme il se décrit lui-même, rappeur – slameur, et aussi éducateur de rue, a également témoigné en musique et en textes rédigés en slam : récit vibrant sur le combat de Lola contre le cancer du sein, sa vision de la ville de Bruxelles et, cerise sur le gâteau, un texte en slam composé sur place en écoutant les différents intervenants et en palpant l’ambiance de notre section. Il a été apprécié par beaucoup pour son engagement auprès des jeunes et des personnes âgées (il anime des ateliers intergénérationnels d’écriture en slam dans des maisons de repos). Le respect de chacun est primordial pour lui, en toutes circonstances : il l’a rappelé avec humour et conviction. 

Sébastien de Fooz et Manza

Petite surprise de taille entre les 2 orateurs : une bibliothécaire est montée sur scène avec son compagnon. Tous deux chanteurs du groupe Atal Sia, ils ont ému la plupart des participants en offrant, en primeur pour la Belgique, une chanson en anglais et en lingala intitulée ‘Mama waits’. Celle-ci relate le drame des étudiantes qui quittent leur pays et laissent leurs enfants ‘au village’ afin de venir étudier en Belgique. Moment intense de communion avec toutes ces ‘ femmes courage’ en recherche d’autonomie.

L’après-midi s’est clôturée avec une allocution de la directrice adjointe, reprenant les valeurs de l’école, déjà mises en lumière de manière poétique par une infirmière – professeur au tout début, la spécificité de l’école dans le paysage scolaire bruxellois, et l’arrivée très prochaine des ‘boites à livres’ sur les 2 sites. 

Par souci de solidarité avec des jeunes adultes déficients mentaux, nous commandons depuis des années des biscuits fabriqués par l’atelier FARILU à Boitsfort : un régal pour tous, un petit coup de pouce et un encouragement pour eux ! 

Cette après-midi, à la fois festive et officielle, a été construite par quelques membres de l’équipe éducative : ils ont apporté leur totale coopération à ce projet important en investissement et riche de sens pour le 4ème degré.  

Myriam Geelhand, infirmière -professeur et Relais Pastorale scolaire