Ressources autour de Pâques

A vous qui cherchez à entamer ou nourrir un chemin d’Avent dans votre école, nous mettons en avant quelques ressources extraites du padlet …

Vidéo méditative : Pâques dessinée en une ligne

Découvrez cette vidéo méditative retraçant le Triduum pascal.

Une seule ligne continue est dessinée pour représenter le passage de la Dernière Cène au dimanche de Pâques ! C’est une belle ressource pour une réflexion personnelle ou partagée sur Pâques.

Echos de la messe « Teach and Go » 2019

Qu’est-ce qui pouvait réunir une centaine d’enseignants, un dimanche premier septembre au soir, si ce n’est un vague… ou un terrible stress du lendemain ??! Eh bien, mesdames, messieurs, à l’initiative d’une poignée de professeurs, d’un délégué et d’un évêque, c’est bien plutôt l’Esprit, la prière commune et les chants qui ont réuni cette belle fourchette d’amis de l’école, fondamental, secondaire et tous réseaux confondus. Le calendrier avait un peu aidé. Ils se sont dit : nous nous sentons par moments comme oubliés par l’Eglise. Et pourtant, nous nous savons envoyés… Ils ont été trouver le vicaire épiscopal pour l’enseignement et celui-ci les a encouragés, malgré les obstacles, à poursuivre dans leur idée d’organiser cette messe. L’évêque, lui, pensait justement de son côté : comment entrer davantage en contact avec le monde de l’école ? Il semble parfois si hermétique… Et comme dans les belles histoires, cela s’est conclu par quelque chose qui sera appelé à durer. Oui, désormais, nous voulons commencer l’année scolaire par un temps d’eucharistie ensemble !

Chanter, prier, recevoir force et allant pour conjurer ce qu’il y a au fond de nos tripes, la veille d’une rentrée ! Mettre l’Esprit dans nos cartables, un petit signet comme un clin-Dieu pour nous rappeler que nous ne sommes pas seuls et quelques refrains encourageants pour les jours difficiles, voilà ce que cette messe « Teach and Go » nous a apporté à la rentrée. Merci les profs ! Merci l’Eglise ! Et hâte de revivre cela, avec vous, l’an prochain pour de nouvelles (et belles) aventures scolaires !  

« Des œufs, des vœux et des droits humains… des nouvelles du Manoir d’Anjou ».

Voici quelques bonnes nouvelles du Manoir D’Anjou que nous partage notre amie et collègue Monique Defoin : 

« Contrairement à certaines écoles, nous sommes restés en présentiel durant quasi toute l’année (2 classes en hybridation pendant un moment).

Á la rentrée de janvier, j’ai proposé aux élèves d’énumérer tous leurs souhaits pour l’année 2021 et les ai rassemblés.

En voici la liste :

Ensuite, durant la période de carême, nous avons proposé aux élèves de noter un souhait (souhait qu’elles puissent essayer de réaliser) sur un œuf qu’elles ont décoré avec la professeure de dessin. L’idée de l’arbre nous venait de leur éducatrice, soucieuse d’animer l’école autour de ce projet…

Pendant la semaine sainte, nous avions prévu de décrocher un souhait par jour et que ce jour-là, nous oeuvrions toutes à le réaliser au sein de l’école.

Comme les cours ont été suspendus, nous l’avons fait à la rentrée. Chaque jour, sous la houlette de l’éducatrice, un souhait était tiré au sort par une élève et inscrit dans un œuf accroché au mur : ce qui a donné ceci :

Quant au cours en 3ème phase, nous avons visionné le film Invictus (avec Nelson Mandela)et de là, nous avons réfléchi sur ce à quoi chacun(e) avait droit pour vivre. Je leur ai présenté les 10 paroles (décalogue) pour montrer à quel point cela concerne l’être humain depuis très longtemps…

Ensuite, nous avons visionné des vidéos sur la Déclaration des Droits Humains (Un jour, une question et Amnesty international) et constaté que les droits fondamentaux déclarés correspondaient bien à ceux que nous avions nommés. Après avoir approfondi la question, nous avons pris conscience que nous pouvions nous mobiliser pour participer à leur réalisation. Chaque élève a relevé un droit auquel elle tenait plus particulièrement et en a fait une petite affiche mise sur un support en classe.

Oui, décidément, cette période de confinement aura fait naître de bien belles choses au cœur de nos élèves !

A suivre, l’an prochain…  

Pâques à Saint-André

Compte tenu des mesures sanitaires en vigueur, la pastorale scolaire a dû elle aussi se réinventer : en effet, il était inimaginable cette année d’organiser de grands rassemblements pour célébrer Noël ou Pâques. Impossible aussi de vivre une liturgie de la Parole tous ensemble. C’est la raison pour laquelle, à l’Institut Saint-André d’Ixelles, nous avons opté pour des animations pastorales en plus petits groupes, par classe. Ainsi, à Noël, le Père Emmanuel (nouveau curé de l’unité pastorale Sainte-Croix) avait rencontré la plupart des élèves du premier degré. Pour Pâques, il est venu rendre visite à la quasi-totalité des classes du second degré. Ci-dessous, vous trouverez quelques échos des élèves lors de sa venue en 3D et en 3G. Des extraits remplis d’Espérance…

« Le Père Emmanuel est venu pour nous parler de la fête de Pâques. Il était très ouvert d’esprit, à notre écoute et bienveillant. Nous avons tout d’abord regardé un petit reportage portant sur la résurrection de Jésus. Ensuite, nous avons répondu à différentes questions et avons notamment évoqué les personnages de Marie-Madeleine (qui a annoncé la résurrection du Christ) et de Simon de Cyrène (qui a aidé Jésus à porter sa croix). De ce que j’ai retenu, la fête de Pâques consiste à célébrer la résurrection de Jésus-Christ, c’est-à-dire le passage physique de la mort à la vie. Après cela, le Père Emmanuel nous a distribué un petit texte de Guy Gilbert intitulé « Un regard neuf ». Après avoir lu le texte, nous avons dû, chacun, souligner une phrase que l’on trouvait importante. Personnellement, j’ai choisi : « Nous manquons la rencontre souvent, pris par notre égoïsme, nos refus, nos barrières, nos intolérances et nos rejets ». Cette phrase m’a beaucoup parlé parce que je pense qu’on devrait davantage faire attention à ce qui nous entoure au lieu de toujours rester centré sur nous-mêmes. Pour terminer, nous avons fait un lien avec le thème d’année « JUMP » et la résurrection de Jésus. […] »

(Thibault Deconninck)

« Ce que je retiens, c’est que Jésus est ressuscité pour nous, parce que le Père nous aime tellement qu’il a envoyé son fils Jésus pour être avec nous sur la Terre et qu’il est maintenant dans le cœur de chacun. »

(Ludovick Wola-Wetshay)

« Lors de la visite du Père Emmanuel, au début, j’avais un peu l’impression que ce cours allait m’ennuyer mais au fur et à mesure […], j’ai été prise par son sujet. J’ai compris pour la première fois que la fête de Pâques avait vraiment un sens : en effet, ce n’est pas qu’une simple fête de famille où l’on ramasse des œufs en chocolat. À écouter le Père Emmanuel, c’est bien plus ! C’est le temps parfait pour aller au-delà de nos problèmes, c’est un moment d’ouverture pour faire de nouvelles rencontres et voir ce qu’il y a de meilleur en chacun. » (Joséphine Boussier)

« Nous avons […] beaucoup parlé et débattu sur les différentes religions et nous avons essayé de comprendre comment Jésus était perçu dans les différentes religions. […] J’ai trouvé que cette activité était très chouette et ça m’a permis de comprendre des choses que j’ignorais sur les autres religions. »

(Elsa Dieu)

« [Pâques], c’est donc aussi l’occasion de trouver ce que Dieu a de beau et de lumineux à nous offrir. [Cette force], c’est aussi ce que nous pouvons utiliser dans notre vie courante dans les moments de joie comme dans les moments de peine ou de difficultés. Dieu peut nous aider à faire preuve de résilience et de détermination, puisque le Christ n’a pas abandonné les hommes même dans les moments les plus difficiles sur la croix. » (Mateo Mesot Arana)

« La classe a compris le but et le sens de la fête de Pâques : il ne s’agit pas « juste » de la résurrection du Christ, mais Pâques signifie aussi que chaque être porte en lui-même une part de la résurrection. » (Miguel Granja)

« Le Père Emmanuel nous a donné un petit signet en rapport avec Pâques. Le signet parlait de la résurrection du Christ mais surtout, ce dont je me souviens, c’est qu’une personne, même ayant fait beaucoup de mal dans sa vie, a toujours une part de bien en lui et qu’il n’est jamais trop tard pour ‘ressusciter’. »

(Loris Sulejman)

« Le thème de l’année est JUMP. Le Père Emmanuel nous a expliqué que le fête de Pâques signifie aussi que rien n’est jamais perdu, que même si tu es dans une situation compliquée, tu peux t’en sortir et rebondir. »

(Iliane Naciri)

Guy Gilbert, Un regard neuf

Chaque être porte en lui-même une part de la résurrection.

Chaque être peut nous enrichir,

à condition de plonger en lui

dans ce qu’il a de beau, de meilleur, de lumineux, de divin.

Malheureusement, nous épluchons

D’abord les ténèbres de l’autre bord.

Et nous en restons là.

Le Christ est là, dans chaque être,
enfoui, prêt à se faire reconnaître,
et nous passons sans le voir.
Nous manquons la rencontre souvent,
pris par notre égoïsme, nos refus,
nos barrières, nos intolérances, nos rejets.

Nous avons besoin de demander
dans notre prière le regard du Christ.
Il plongeait dans les êtres avec une telle intensité,
une telle fraîcheur, une telle nouveauté,
que personne n’oubliait jamais plus ce regard.
Et en vivait.

Le Christ ressuscité a besoin de notre regard
de tendresse et de miséricorde
pour aborder chaque être.
Plonger dans ce que chaque personne a de meilleur,
c’est recevoir une parcelle
de la lumière du Ressuscité.

Activité pastorale : Syclotto

Cette année, plusieurs élèves des classes de 1e, 2e et 3e année de l’Institut Saint-André d’Ixelles ont découvert le « Syclotto » dans le cadre de leur cours de religion ou durant les « jeux bibliques » ouverts à tous, les vendredis midis. Ce jeu, qui permet de consolider (ou de créer) les bases d’une culture religieuse, est un outil du Sycomore. Les élèves des classes de 1E-1F-2A-2D-2F-2G-2H-3D et de 3G ont proposé une nouvelle version de ce jeu, complémentaire à la première et correspondant davantage à des thèmes d’actualité. 

Ainsi, grâce à l’idée d’un participant aux « jeux bibliques », les élèves des classes indiquées plus haut ont réinventé le « Syclotto » en rédigeant 120 nouvelles questions. Les éditeurs ont été très séduits par cette proposition qui offre une large place à la diversité religieuse (personnalité, histoire, divers), tout en consolidant les bases de la culture chrétienne (ancien testament, nouveau testament et liturgie). Le résultat est directement téléchargeable sur https://www.sycomore.be/Syclotto-p-10. Il ne me reste plus qu’à vous conseiller de découvrir ce jeu en famille, entre amis, en séance de catéchèse ou en activité pastorale pour vous tester face aux connaissances religieuses de nos chers élèves.

Geoffrey Legrand

Beaux échos de cette année particulière…

« Particulière » voilà le mot poli, un peu pudique, que l’on retiendra pour parler de cette année qui a jeté brutalement au tapis une quantité de beaux projets. 

Néanmoins, si l’on en croit l’idée que « le manque creuse le désir », on peut affiner notre regard et voir que le Covid n’aura finalement pas tout emporté sur son passage, que la créativité des profs, des élèves et des directions n’a rien perdu de sa vigueur en cette année « particulièrement inédite » !

Avec l’artiste « Grégoire »

A Habay-la-Neuve d’abord, à l’institut St Benoît, une de nos amies et collègue de religion, Hélène aura emboîté le pas à la créativité de Grégoire artiste « confiné ». Regardez plutôt ce reportage génial qui aura transformé ses élèves de troisième secondaire, en apprentis paroliers du chanteur…

#BridgesNoWalls

Plus près de chez nous, à Uccle, le projet #BridgesNoWalls aura vu une dizaine de témoins visiter 25 classes de l’Institut Notre-Dame des Champs pour leur raconter la joie du Pardon. Le projet était fou car comment parler de la réconciliation dans un monde qui érige plus de murs qu’il ne construit de ponts ?

Et pourtant chaque témoin invité aura été plus que crédible : une infirmière en soins palliatifs, une grand-mère au passé douloureux, une maman qui devait pardonner à « la vie », un prêtre qui reçoit des confessions, un prof veuf à la retraite, une chanteuse africaine pleine de joie malgré l’offense de la prison, et d’autres témoins extra-ordinaires …

La pastorale des jeunes de Bruxelles et la communauté de la Viale Europe nous auront aussi beaucoup aidé à appeler ces témoins à sortir de l’ombre et à permettre aux jeunes de déployer leurs ailes grâce à cette joie de la libération intérieure.

Car c’est bien de cela dont il a été question : pendant le temps de midi, après la rencontre des témoins et/ou d’un prêtre, les jeunes étaient invités à faire leur « origami ». Et ceux-ci, mis bout-à-bout, ont donné à l’école un goût d’envol déjà un peu « post pandémique » si l’on considère que garder en soi une rogne, petite ou grande, est une sorte de virus intérieur plus destructeur parfois que celui qu’on connaît… Bridges ! No Walls…

Pour faire une activité sur ce thème dans votre école :

Alexandra Boux

Et du côté de chez vous, que s’est-il passé de beau en cette année « particulière » ?

Envoyez-nous vos échos, on aura la joie de les offrir en partage !

pastosecondairebxbw@segec.be

Vidéo méditative sur l’espoir et Pâques

Que l’esprit de l’Espérance puisse être cultivé dans nos familles et nos écoles !

Reprise en français de « Hope is what we crave » de « For King and Country »

Sur un montage existant de la série « Fils de Dieu » (Son of God)

Découvrir l’original: Hope is what we crave

Paroles en français : Adaptation Marie-Béatrice Aubry

Paroles originale

Hope sleeps without me
Her sweet dreams surround me,
But I’m left out
I’ll need a fix now
To believe, to feel

These rooms are dark now
These halls are hollow,
And so am I
She is hard to find now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

I won’t turn to dust now
Let these tears rust now
On my face
Give me the spark now
To believe, to see

Hope is what we crave,
And that will never change
So I stand and wait
I need a drop of grace
To carry me today,
A simple song to say
It’s written on my soul:
Hope’s what we crave

[2x]
To live, to die,
To lose, to care,
To rise above
To love again

To love again

MISSIONS du service « SENS et SPECIFICITE »

                                                                                      

       En septembre 2019, un nouveau service a été créé au sein de la Maison Diocésaine de l’Enseignement de Bruxelles- Brabant Wallon.

L’objectif est de constituer, au sein des écoles bruxelloises et brabançonnes, un réseau de réflexion sur le « Sens et la spécificité de l’école chrétienne ».

A l’heure des plans de pilotage en lien avec le Pacte pour un enseignement d’Excellence, notre délégué épiscopal – Mr Claude Gillard – perçoit que ce moment est propice pour revisiter l’esprit spécifique et les fondements de l’école chrétienne en examinant la question du sens. 

Une de nos missions est de produire des outils de communication et de recherche à l’attention des pouvoirs organisateurs et des directions des écoles catholiques de notre diocèse. Pour ce faire, nous rencontrons un maximum de personnes ayant déjà développé une réflexion sur ce sujet car il est essentiel pour nous de travailler la main dans la main avec ce qui se réfléchit sur ces questions.

A l’école du Christ pédagogue.

Comment enseigner à la suite du Maître ?

de Pierre VIANIN et François-Xavier AMHERDT

(Ed. Saint Augustin, Coll. Perspectives pastorales, Suisse 2011, 264 p.)

A l'école du Christ pédagogue


Ce livre s’adresse aux enseignants de tous niveaux, particulièrement les professeurs de religion, ainsi qu’aux catéchistes. Il nous montre comment Jésus s’y prenait, quelle pédagogie il pratiquait pour faire passer son message.

Le chapitre 1 (p.15 à 66) DEMARCHES ET MODELISATIONS PEDAGOGIQUES

rappelle les théories et les principes de pédagogie générale qui prévalent à notre époque, et dont les grilles d’analyse vont servir à interpréter la « méthode » de Jésus. Les courants constructiviste et humaniste sont privilégiés. Plusieurs schémas illustrent et résument ces théories.

Le chapitre 2 (p. 67 à 166) LA PEDAGOGIE DU CHRIST : aperçu évangélique

m’a paru le plus intéressant. Au plus près du texte, il montre que Jésus s’adresse à plusieurs publics différents (la foule, les disciples, un interlocuteur seul, les pharisiens…) et qu’il adapte sa méthode en conséquence, répondant aux besoins de chacun.

Plusieurs péricopes sont analysées (Les compagnons d’Emmaüs, Zachée, Qui dites-vous que je suis, certains miracles…) Chaque fois les auteurs du livre traduisent en termes pédagogiques les attitudes de Jésus (interrogation/questionnement, apprentissage/enseignement, évaluation formative/ formatrice, bienveillance inconditionnelle, situation-problème, recadrage, etc.) L’éducabilité de tous est soulignée, à condition de s’adresser à chacun à partir de sa situation, de ses représentations.

Le chapitre 3 (p. 167-186) COMMENT LE CHRIST ENSEIGNE : synthèse théologique

est court et constitue un résumé du précédent, en termes plus théoriques. Il présente 8 idées-forces de la pédagogie du Christ :

  1. Il adapte son message au public à qui il s’adresse
  2. Il respecte infiniment ses interlocuteurs
  3. Il croit au principe d’éducabilité
  4. Il part des représentations de chacun (écoute et non-jugement)
  5. Il questionne et sa vie pose question
  6. Il n’hésite pas à se montrer ferme, si nécessaire
  7. Il utilise la médiation (jeu de présence/absence)
  8. Il est parfaitement congruent et cohérent

Le chapitre 4 (p. 189-255) POUR UNE « CATECHESE D’ENGENDREMENT » : pistes et attitudes pédagogiques en enseignement religieux

Avoir comme objectif principal : développer la Vie en abondance. Être au service de l’humanité, en lui ouvrant des horizons nouveaux. Enseigner, éduquer, initier, dans le grand chantier de la diversité. Cultiver la joie de la Bonne Nouvelle. On retrouve ici les propositions d’André Fossion et Philippe Bacq. Ce chapitre intéressera particulièrement les professeurs de religion et les catéchistes, mais peut enrichir la relation pédagogique dans toutes les disciplines.

Une bibliographie abondante (13 pages) clôture l’ouvrage, ouvrant des pistes d’approfondissement.

Critique personnelle

D’un abord facile, parfois humoristique, ce livre rappelle utilement des principes tant évangéliques que pédagogiques, prônés dans toutes nos écoles catholiques, mais pas toujours pratiqués au quotidien…

Quelques réserves cependant :

– Dans un louable souci didactique, il y a beaucoup de répétitions. Mais un lecteur n’est pas un élève à qui il convient de dire les choses deux fois (ou davantage) plutôt qu’une. Du coup l’ouvrage paraît un peu dilué.

– On peut se demander si présenter le Christ comme un « pédagogue » n’est pas quelque peu réducteur. Le message du Christ me semble beaucoup plus qu’un « enseignement » : une révéla-tion, une annonce de salut, une anticipation du Royaume… Ou alors peut-être que nos écoles devraient tendre à être cela aussi ?

– Il y a quelques approximations conceptuelles, par exemple considérer une métaphore comme une comparaison (selon Ricoeur c’est très différent) ou assimiler la kénose à l’Incarnation…

Mais ce sont en somme des détails. Construire sa pratique professionnelle en mettant ses pas dans ceux de Jésus ne peut que faire du bien et rendre joyeux !

                                                                       Présentation réalisée par Marthe Mahieu    mars 2021